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Réflexions,

exposition Tamás Zankó

du 17. octobre – au 26 novembre 2017.

Tamás ZANKÓ

Tengeren túli | Transatlantic | Transatlantique, 1965

Des toiles pop aux environnements sur toile cirée, du pinceau à la bombe et au pochoir, du décor de théâtre et d’opéra à l’oeuvre personnelle, Tamàs Zanko a travaillé dans différents domaines, pratiqué différentes techniques, dans différents styles. Ses oeuvres sont présentées pour la première fois au public hongrois dans la Chapelle du Musée Kiscelli.

Tamás ZANKÓ

A sír | The Tomb | La Tombe, 1972 / 2007

L’artiste a quitté la Hongrie après les évènements d’octobre 1956. Il s’est installé à Paris en 1957 où il a vécu et travaillé jusqu’à sa mort en 2009. Lors d’un incendie qui a ravagé son atelier en 2007 nombre de ses œuvres ont été abîmées ou complètement brûlées.

En arrivant à Paris il s’inscrit à l’Ecole des Beaux-Arts en peinture, puis à l’Ecole des Arts décoratifs en théâtre. Bientôt il reçoit des commandes pour créer des décors et costumes.

Il revient à la peinture dans les années 60. Il réalise alors des toiles dans l’esprit du moment: abstraction lyrique, puis pop art, présentées dans les Biennale de Paris en 1963 et 1965. Il a également exposé avec le groupe de Ben Vautier, Jean Le Gac et Christian Boltanski. En 1969, ils sont invités à l’exposition collective Work in Progress au Centre Culturel Américain à Paris, Zanko réalise une performance en creusant une tombe dans laquelle il enterre une boîte secrète contenant ses pinceaux, manifestant ainsi la mort de la peinture de chevalet. L’œuvre intitulée la Tombe – visible dans l’exposition – est réalisée d’après les photographies prises par Boltanski lors de cet événement.

Tamás ZANKÓ

Világlap | World Press | Journal du monde, 1968

Sa période d’art conceptuel est courte, ses recherches d’expression l’ayant guidé sur des chemins différents. A partir des années 70, il se tourne vers l’auto-réflexion et s’intéresse à l’interprétation particulière et subjective de l’histoire de la culture et de l’art.

La réflexion, dans le double sens du mot, sera alors la figure clé de son art. La Réflexion-pensée, sur lui-même, sur l’homme et sur l’art, prend forme par une série de motifs, portraits et autoportraits, réutilisés dans différentes oeuvres. La réflexion-reflet est présente par le support réfléchissant: le Jok, toile cirée épaisse, dont la surface sombre et réfléchissante crée une relation sans cesse changeante entre le motif peint, l’environnement et le spectateur. Ainsi, l’image n’est jamais figée et cette «œuvre ouverte» peut présenter de nouvelles réflexions.

La technique du pochoir utilisée par l’artiste permet la ré-interprétation des motifs en variations multiples. La réflexion sur le passé, la mémoire, l’identité artistique, l’auto-définition se construit dans les images en mouvement, en couches successives.

Les motifs principaux – comme les leitmotive en musique – sont les images reflétants les pensées et les thèmes qui occupent l’artiste, comme l’enfance, la mémoire, les lieux et les personnages mythiques, les grands prédécesseurs.

Les lumières scintillantes sur la surface sombre évoquent la peinture baroque.
L’effet de clair-obscur offre une théâtralité soutenue aux tableaux. Pourtant, Zanko a eu peu d’occasions de montrer dans ses décors de théâtre ce sens de la théâtralité. Les seules exceptions sont le Château de Barbe-bleue à l’Opéra du Rhin à Strasbourg en 1978 et le film-opéra Orfeusz réalisé par István Gaál en 1984.

Dans ses réflexions-projets d’architecture pour Paris, le trou des Halles devient un amphithéâtre antique, et sur la Place de la Bastille se dresse un Opéra-Vaisseau.

Ses oeuvres sont présentes dans les collections du Fonds National d’Art Contemporain, et une nouvelle génération de street-artists, pratiquant plus simplement la technique du pochoir, découvre aujourd’hui , avec ses murs peints à Paris, cet artiste précurseur.

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